• Je suis heureuse de vous annoncer la sortie de Amour et sexualité au fil de la vie.

    Il est disponible dans toutes les librairies.

    Il pourra intéresser toute personne quelque soit son âge, à partir de vingt ans

    ISBN 978-2-38638-326-7 – 138 pages – 14 €

    Ce texte n’est ni un manuel, ni un manifeste. Il ne cherche pas à convaincre, ni à lutter contre les violences, les injustices, les discriminations et le non-amour. Il ne cherche pas à éduquer, ni à chiffrer. D’autres œuvrent dans ces domaines, c’est essentiel. Ce texte est une balade dans la sexualité. Il tente d’en raconter le réel, la construction et l’évolution. Il tente de la sortir du tabou, de la banalisation, de la performance et du drame, de la norme et de la culpabilité. 

    Il tente d’en montrer quelques facettes. De proposer quelques repères. 

    De raconter ce que nous vivons après être tombés amoureux.

  • Pour parler mon métier sexothérapeute est le mot que j’utilise depuis quinze ans et aujourd’hui il m’étrique.

    On vient à mon cabinet parce que quelque chose se dit, dans sa sexualité, de sa relation à soi-même et à l’autre sous forme d’un mal-être, d’une insatisfaction ou d’un symptôme.

    Ce que je propose est d’aider à la possibilité d’une écoute d’une présence à soi-même. Cela peut passer par nommer une émotion, un vécu, cela peut passer par sentir une frisson, une douleur, une vibration. Comment vivre la liberté de son désir et de son plaisir sans cette possibilité d’être à soi ?

    J’aide à s’arrimer à soi-même. La parole vient avec l’écoute et cette parole ne cherche pas l’efficacité et le résultat, elle favorise le contact à ce qui se vit, elle tente d’aider à dire ce qui est, à un instant. Il s’agit d’accompagner à accueillir et à reconnaitre ce qui se murmure à l’intérieur. Cela concerne notre manière toute personnelle d’aimer et de mourir, de vivre en définitive. Ce qui soigne la sexualité c’est le lien avec soi-même et (puis) avec l’autre.

    Pour parler mon métier, il serait plus juste de parler d’accompagnement thérapeutique de l’intime.

  • Quelques uns de mes livres préférés

    Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepulveda – Clair de femme, Romain Gary – Lambeaux, Charles Juliet –  Le cœur cousu, Carole Martinez – Croire aux fauves, Natascha Martin  – L’année de la pensée magique, Johann Didio –  Bakhita, Véronique Olmi  – Mensonges sur le divan, Irvin Yalom – La vraie vie de Sebastian Knight, Vladimir Nabokov – Tess d’Urberville, Thomas Hardy – Chagrin d’école, Daniel Pennac – A moi seul bien des personnages, John Irving – Avoir un corps,  Brigitte Giraud – L’amant de Lady Chatterley, D.H Lawrence –  Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable, Romain Gary – L’amant, Marguerite Duras – Triste tigre, Neige Sino – La nuit au coeur, Natacha Appanah – Normal People, Sally Rooney – Bien-être de Nathan Hill

    Quelques uns de mes films préférés

    In the mood for love, Won Kar-wai – 1917, Sam  Mendes – Au revoir là-haut, Albert Dupontel – Moonlight, Barry Jenkins – Perfect days, Wim Wenders –  Mademoiselle, Park Chan Wook – Le grand Budapest Hotel, Wes Andersen – Coco, Lee Unkrich et Adrian Molina. 

    Liste des sports pratiqués 

    danse – danse – danse – danse – course à pied – danse – danse – danse – danse – danse – danse – danse

    Liste de mes fleurs préférées

    alchemille – achillée millefeuille – rose – pivoine – violette – camélia – seringat – lys – arum – myosotis – sauge – bleuet – coquelicot

    Compositeurs que j’aime jouer au piano

    Eric Satie – Frédéric Chopin – Philippe Glass

    Noms de rues que je traverse et pour les souvenirs

    rue du mail – rue sainte Catherine – place des jacobins – quai saint Antoine – passerelle Mazarik – rue saint Georges – montée de la grande côte – rue Burdeau – rue Coysevox – quai de la pêcherie – rue du Boeuf – rue Gadagne – montée saint Barthélémy – rue de la Bourse

  • Le 1er décembre 2010, j’ouvrais mon cabinet. 

    A cette époque, j’aurais pu écrire que j’accompagnais à retrouver une fonctionnalité sexuelle. Je recevais des paysans, des ouvriers, des employés, des cadres, des libéraux, des étudiants et je tenais tout près le savoir, enfermé dans les livres. Aujourd’hui, je dirai que je reçois des humains de tout âge et le savoir est derrière ce qui se révèle d’une vie ou d’une relation. Aujourd’hui, je dirai que j’explore les liens entre le corps, le temps, l’amour et la sexualité. 

    Ce que j’ai compris ? Simplifier la sexualité masculine et compliquer celle des femmes n’est pas juste ; la sexualité humaine est complexe. En chacun de nous, quelque que soit notre sexe, un fil particulier relie nos pensées, notre corps et notre histoire. Derrière la question sexuelle il y a la question de l’amour. Le socle d’une relation n’est pas la fréquence des relations sexuelles, mais la possibilité de vivre en intimité, c’est à dire d’exister avec sa singularité près d’un autre singulier, et cette intimité favorise la sexualité. Une sexualité portée par une idéologie (religieuse, spirituelle, sociale, politique) a dû mal avec le langage du coeur et de la sensation. S’aimer est nécessaire à son plaisir et pour aimer l’autre. Une part de mystère demeure dans nos attirances et dans nos choix. 

    Ce qui me plaît ? Accompagner différents âges et moments de vie. Sortir la sexualité du bruit et du silence. Aider à aimer mieux. 

    Ce qui m’a émue dans le mois : me tenant sans religion face à une femme avec religion et entendre résonner notre humanité. La blessure du lien n’a pas de culture, de religion ni de classe sociale. 

    Cinq livres qui ont accompagné ces quinze années (et que vous pourriez avoir envie de lire )

    Monologues du vagin, Eve Ensler, éditions Balland

    Accord et à coeur, une sexualité pour soi et pour l’autre, Danièle Flaumenbaum, éditions Payot

    Apprendre à faire l’amour, Alexandre Lacroix, éditions Allary

    Le slow sex, s’aimer en pleine conscience, Anne Descombes et Jean-François Descombes, éditions Marabout

    Sexepérience, Margot Fried-Filliozat et Isabelle Filliozat, éditions Robert Laffont  (pour les adolescents)

    • Ce que j’ai envie de développer : après avoir beaucoup lu sur la psychologie, la sexologie, l’éducation, la sociologie, j’ai envie d’explorer davantage ce que peut la littérature pour la sexualité et la relation.
  • L’amour ce n’est pas être toujours d’accord. Ce n’est pas parler d’une seule voix. Ce n’est pas verser tout son argent sur le compte commun. Ce n’est pas tout faire ensemble. Ce n’est pas s’oublier, ni sortir l’autre de lui-même. 

    L’amour est plus proche de pouvoir exister dans sa forme près d’un autre qui existe dans la sienne. 


  • 13 octobre 2025

    Vous m’écrivez sur les réseaux vos difficultés, votre passé, vos questions. Vos messages m’émeuvent et je me sens maladroite, incapable de vous répondre ici.
    Il existe un lieu qui recueille la pensée et écoute le corps, qui accueille autant la personne que la relation. Dans ce lieu, cette parole peut se déplier.
    Le soleil, le vent et le tilleul du jardin animent le rideau.
    Un bureau permet d’écrire un peu de vous lors du premier rendez-vous. Une lampe offre sa lumière douce. Un mur coloré, deux fauteuils et un petit canapé en velours enveloppe la confidence.
    Assise en ce lieu, je peux accompagner au plus près de ce qui se vit en amour et en sexualité.
    Je dépose là et ailleurs des textes, comme des échos aux histoires qu’on me confie ou que je vis ; ces textes tentent de sortir l’intime du bruit et du silence.

  • Pourquoi écris-tu ?

    Tu as déjà écrit pourquoi tu écris. Tu n’as pas besoin d’écrire ce texte ; tu n’as même pas besoin de l’envoyer. Tu te dis, cela vient, léger et fluide. Tu suis juste l’élan. C’est faux, avoue. Tu regardes le trèfle à quatre feuilles dans ta trousse. Tu écris dans l’espoir d’être vue. C’est cela que tu cherches.

    Tu n’écris plus. Tu marches et tu soupires. Tu transpires, tu manques d’encre et de solitude. De livres. Sous ton crâne, une tempête.

    Tu reviens avec un lac au milieu d’une forêt.

    Pourquoi écris-tu ?

    Tu ne peux pas t’empêcher. Tu achètes des carnets, tu aimes leur odeur ; tu achètes des crayons, ce sont de beaux objets. Tu libères la pointe du capuchon et te voilà devant une feuille, comme une promesse. La rêverie ouvre aux mots, tu les offres à la feuille. Tu écris des lettres à des personnes dont tu as oublié l’adresse, avec lesquelles un dialogue se poursuit la nuit. Ton remède à l’insomnie. Tu écris à ceux que tu aimes, à ceux que tu n’aimes pas, aux inconnus, aux morts, avec tes ancêtres, ce que tu n’as pas osé, pas eu le temps ; c’est ta façon de réconcilier les fantômes et les vivants. Tu écris avec ceux qui n’ont pas de voix. Tu écris ce que tu ne peux taire.

    Pourquoi écris-tu ?

    Tu ne sais ni dessiner ni peindre. Avec les mots, tu crées des couleurs, des vibrations, des paysages, comme d’autres font des enfants. Tu sens remuer dans ton ventre et tu accouches d’une histoire. Ces textes sont imprévisibles. Ils te consolent des fois où tu cafouilles, des fois où tu bredouilles. Ils racontent après le silence. Ils protègent de l’oubli les doutes, les lueurs, les palpitations.

    Pourquoi écris-tu ?

    Parler t’épuise, parler te perd ; écrire t’organise. Tu écris sans ordre et sans cohérence. Avant la phrase et la ponctuation. Des pensées floues s’entrechoquent. Parfois, de ce flot jaillit un bateau et un matelot. Tu noircis des carnets depuis vingt ans ; la dernière feuille écrite, tu les empiles dans des boîtes. Tu ne les jettes pas ; le papier est précieux, il sent le bois.

    Pourquoi écris-tu ?

    Tu écris parce que tu lis, tu lis parce que tu écris. Tu écris la nuit, le matin, beaucoup l’été, peu l’hiver. Ou l’inverse. Dans ta tête, sur un papier, un chiffon. A la craie sur les dalles du jardin des poèmes que seuls les insectes entendent.

    Tu as écrit les émotions coincées dans ta gorge. Pour résoudre des énigmes. Pour apprivoiser une vague. Tu as écrit pour reposer le corps, te concentrer.

    Tu as écrit les murmures immenses et les cris minuscules. Tu as écrit pour te rappeler, tracer ce que tu connais un peu est déjà un peu. Les personnages qui gesticulent sous ta peau. Ces vies secrètes, celles à venir et celles que tu ne vivras pas, tu n’as qu’un corps.

    Pourquoi écris-tu ?

    Tu écris pour ne pas affoler le temps, remuer l’instant avec la langue et le relâcher, au suivant. Si tu ne gardes rien, tu utilises tout. Tantôt tu écoutes à l’intérieur des contours, tantôt tu observes à l’extérieur. Assise à ta table, un crayon dans la main c’est paisible même dans le tumulte. L’écriture précède l’expérience ou la suit, accueille tes mensonges. Elle offre une maison à ta pensée. Ecrivain est un état. Écrire est un mouvement, il pétille.

    Pourquoi écris-tu ?

  • De toutes sortes de mots

    je l’habille

    et en son nom

    je manipule

    je sauve

    je mate

    je vénère

    je magnifie

    je tue.

    Je le confonds

    parce que j’ai grandi  

    sans mode d’emploi 

    avec ce qui déjà dans le corps de ma mère

    puis debout près de mon père

    établit la particulière résonance

    entre la bouche le coeur et le sexe.

    parce que tant de malentendus

    d’attentes d’abus

    d’absences et d’illusions 

    ont forgé ce que je suis 

    sans le savoir je lui dédie

    mes jours mes nuits et mes années

    et demande réparation 

    en t’accusant de tous mes maux. 

    Que reste-t-il 

    lorsque je n’exige plus de toi

    la satisfaction de mes besoins

    que je ne te force plus

    à suivre mes obligations

    à adopter mes convictions

    que je rends tes colères

    refuse les nourritures indigestes 

    et les lois iniques

    que reste-t-il 

    lorsque je ne mélange plus

    nos fantômes  

    que je ne lutte plus pour 

    te transformer   

    lorsque derrière tes attaques

    je vois tes peurs

    que reste-t-il 

    si chacun se retourne 

    soigne la dissonance du lien

    et s’apaise avec son conditionnel.

    Que reste-t-il

    quand assis sur notre solitude

    yeux dans les yeux

    nous entendons battre nos coeurs ?

    Il reste l’amour. 

  • J’aimerais donner au visage

    quelques heures avec quelques mots

    au lieu d’étaler une crème, vite fait, le matin

    au lieu de le regarder, vite fait, le soir.

    J’aimerais lui faire une place

    l’envisager sur la page

    en face et de côté

    par au-dessus et par en-dessous

    à l’extérieur et à l’intérieur.

    Je dirai ce qu’il montre, ce qu’il cache.

    Je dirai son origine, ses formes, ses mutations.

    Le temps oeuvre

    l’ouvrage commence avant la naissance

    se termine après la mort

    soleil et nourriture le façonnent

    le temps dessine des lignes, des traits

    des taches et des plis

    le temps creuse et marque

    amplifie aussi.

    le temps avachit.

    Mais s’il vieillit, le visage, ce n’est pas l’âge

    c’est le froid dans le coeur qui fixe les sillons.

  • toi qui sors de la prison

    de tes parents

    avec une peau de femme

    et les pensées d’une enfant

    toi qui a décidé

    de trier leurs héritages

    de garder

    le beau de leurs messages

    le juste de leur prières

    toi qui a envie de jouir

    avec qui tu auras choisi

    dans tes mues successives

    tu m’émeus